{"id":67,"date":"2016-11-28T16:15:32","date_gmt":"2016-11-28T15:15:32","guid":{"rendered":"http:\/\/damienreynaud.fr\/?page_id=67"},"modified":"2019-04-12T15:51:20","modified_gmt":"2019-04-12T13:51:20","slug":"interstice","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/damienreynaud.fr\/?page_id=67","title":{"rendered":"interstice"},"content":{"rendered":"<p>On ne sait pas quoi voir exactement, ni comment voir vraiment. On ne voit rien parce qu&rsquo;on veut s&rsquo;y retrouver \u00e0 tout prix. Je ne veux pas passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cet indicible <em>voir<\/em> pourtant visible. Il se passe quelque chose de plus qu&rsquo;une vue dans l&rsquo;image. Il y a quelque chose \u00e0 atteindre dans l&rsquo;image. Plus qu&rsquo;une vue il y a une vision dont je ne voudrais pas \u00eatre aveugle, ni muet. Souvent on ne voit rien parce qu&rsquo;on ne veut pas savoir ce qu&rsquo;il y a au fond des images, derri\u00e8re leur apparence premi\u00e8re. Cela demande tous les efforts de langage d&rsquo;une vie. Tout se tient \u00e0 l&rsquo;image, apparemment ordonn\u00e9 selon des r\u00e8gles connues comme celles de la perspective. Mais autre chose se produit, autrement, selon un capharna\u00fcm d&rsquo;interactions signifiantes entre des marques. Plus ou moins visible. Chaque grain pr\u00e9sent est partie prenante de l&rsquo;image, constituant faits et signes d&rsquo;un tout. On peut feindre de pratiquer superficiellement son cadre, mais on sait bien qu&rsquo;exister est exigeant. On ne peut donc pas ne rien voir ni ne rien dire, sinon il nous faudrait renoncer au changement et aux connaissances constituant l&rsquo;allant de notre horizon.<\/p>\n<p>L&rsquo;image est le lieu d&rsquo;un drame, dont l&rsquo;accessibilit\u00e9 est source d&rsquo;une souffrance et d&rsquo;un plaisir \u00e0 la fois. On voit bien et on ne voit rien. Entre le bien voir et le rien voir il y a l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une <em>frange impalpable<\/em> ouverte sur la Beaut\u00e9. Le myope plisse des yeux pour mieux voir \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e de cet \u0153il mi-clos. Verlaine rapporte dans ses <em>M\u00e9moires <\/em>comment <em>les choses du monde se kal\u00e9\u00efdoscopaient \u00e0 travers ses cils se rapprochant<\/em>.<\/p>\n<p>A la surface de l&rsquo;image r\u00e9sident tous les signes qui habitent nos r\u00e9alit\u00e9s. Dans cette infime \u00e9paisseur du support, l&rsquo;\u00e9paisseur du r\u00e9el se condense enti\u00e8re en un film d&rsquo;ombres et de lumi\u00e8res. Cette concentration de signes formant une image ressemblante perturbe intens\u00e9ment l&rsquo;ordre \u00e9tabli du monde, alors qu&rsquo;elle en constitue d&rsquo;abord un double saisissant. Une empreinte si dense rend la r\u00e9plique du r\u00e9el possible dans l&rsquo;image. Bien que sans relief, nous sommes saisis de son contact. Nos plissements se recoupent. Un myst\u00e8re y r\u00e9side. L&rsquo;exploit tient \u00e0 l&rsquo;\u00e9paisseur des images et \u00e9voque dans mon imaginaire ce rapprochement avec les vignettes d\u00e9calcomanies de mon enfance, que l&rsquo;on humectait pour les transf\u00e9rer sur notre peau. Une incarnation passant par la vue s&rsquo;imprime sur une pellicule charnelle. Aujourd&rsquo;hui les proc\u00e9d\u00e9s num\u00e9riques nous teintent en permanence du halo des images. Les visages sont voil\u00e9s des images et des \u00e9crans bleut\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;espace de l&rsquo;image m\u2019impressionne. Cela n&rsquo;a pas tant \u00e0 voir avec la surface \u00e9tendue de son format, qui pourrait correspondre \u00e0 mon champ panoramique. C&rsquo;est plut\u00f4t la minceur profonde de son \u00e9paisseur qui me touche. L&rsquo;image met en lumi\u00e8re la cr\u00e9ation d&rsquo;un espace si troublant qu&rsquo;il nous ressemble. Si prolif\u00e9rant qu&rsquo;il nous recouvre. Si vrai qu&rsquo;il nous ment. Si concentr\u00e9 qu&rsquo;il nous emporte. Si prenant qu&rsquo;il nous remplace. Si beau qu&rsquo;il nous attire. L&rsquo;image nous immerge, de telle sorte que nous passons \u00e0 travers elle pour reconstituer l&rsquo;absence de profondeur tangible. Cons\u00e9quence de la transparence des mati\u00e8res et de la travers\u00e9e du miroir, l&rsquo;image est absorbante. Mince espace de s\u00e9paration entre r\u00e9el et imaginaire, l\u2019interstice de l\u2019image propose un espace de r\u00e9pit et de transition capable d\u2019\u00e9tablir une continuit\u00e9 ou une fusion par un entre-deux id\u00e9al.<\/p>\n<p>Dans la s\u00e9rie de photographies intitul\u00e9es <em>Interstice<\/em>, j&rsquo;ai cherch\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser une exploration de cet espace jouant de ma perception et de mon imaginaire. Rampant entre le ras de terre, la surface d&rsquo;un horizon retenu \u00e0 un fil et le dessous d&rsquo;une flottaison illimit\u00e9e, me faufilant \u00e0 quatre pattes entre les strates et les \u00e9tages des choses, l&rsquo;objectif de mon appareil de vue correspond \u00e0 la posture de quelqu&rsquo;un qui aurait perdu quelque chose. Les clefs sont peut-\u00eatre tomb\u00e9es sous la commode. A la recherche d&rsquo;une image perdue de vue. Ce que je ne vois pas pourrait bien se trouver sous les meubles, derri\u00e8re les apparences flagrantes. Mais il n&rsquo;y a rien \u00e0 voir sous les meubles, que l&rsquo;\u00e9tendue d&rsquo;une culture de particules poussi\u00e9reuses et de grains hasardeux, \u00e9chapp\u00e9e-belle d\u00e9limit\u00e9e par le champ restreint de lignes de fuite t\u00e9nues. Aucun sens ne peut se limiter aux faits. Loin des images <em>tape \u00e0 l\u2019\u0153il<\/em> les interstices sont des lieux sans int\u00e9r\u00eat, dont l&rsquo;image pr\u00e9sente les dessous de l&rsquo;histoire banale d&rsquo;un paysage domestique. Un peu comme dans une station de tourisme de masse hors saison. D\u00e9sert\u00e9e. Apparemment il n&rsquo;y a rien de sensationnel entre les rep\u00e8res standards encore perceptibles qui retiennent d&rsquo;habitude notre go\u00fbt pour les choses. L&rsquo;interstice est vid\u00e9 du r\u00e9el imm\u00e9diat habituellement satur\u00e9 de signes et d&rsquo;informations. Ne serait-ce pourtant pas le lieu de l&rsquo;intimit\u00e9 cach\u00e9e d&rsquo;un quotidien de l&rsquo;image\u00a0? Tout bouge et s&rsquo;accumule sous le tapis, voil\u00e9 par l&rsquo;importance du para\u00eetre. L&rsquo;image est ailleurs que dans l&rsquo;image. En effet si je peux voir en relief, c&rsquo;est bien parce que ma vision va m\u00e9langer les deux images produites par mon \u0153il gauche et mon \u0153il droit. L&rsquo;effet de l&rsquo;image est une recomposition de deux signaux, qui se trouve ailleurs qu\u2019en chacun des simples yeux. L\u2019\u0153il ne se limite donc pas \u00e0 son syst\u00e8me optique et entra\u00eene l\u2019image au-del\u00e0, dans une combinaison interstitielle des signes.<\/p>\n<p>L&rsquo;image photographique a toujours produit une confusion de temps, de sujet et d&rsquo;espace. Il y a donc un espace et un temps de l&rsquo;image qui se trouvent ailleurs, dans ses constituants plastiques, dans sa structure, dans son processus ou dans son style. Mais l&rsquo;image est aussi op\u00e9ratoire\u00a0: elle produit l&rsquo;image. Elle est une qu\u00eate r\u00e9p\u00e9titive de son propre reflet. Elle produit sa pr\u00e9sence en un espace aussi vaste et insondable que l\u2019\u0153il comme orifice optique. Ce n&rsquo;est donc pas tant l&rsquo;image du monde pr\u00e9sent\u00e9e qui importe, mais \u00e0 travers cela de donner \u00e0 voir la propre pr\u00e9sence de l&rsquo;image. Saisir cette pr\u00e9sence c&rsquo;est bien s\u00fbr la capturer, la fixer, la d\u00e9velopper et la d\u00e9passer en cherchant \u00e0 comprendre son fondement et son lieu.<\/p>\n<p>A la recherche d&rsquo;une essence de l&rsquo;image, mon premier \u00e9lan reproduit certainement inconsciemment une mythologie du chasseur d&rsquo;images en mimant une posture de l\u00e9gende\u00a0: celle d&rsquo;un reporter couch\u00e9 \u00e0 plat ventre, en vue d&rsquo;une cible sur la ligne de front. Couch\u00e9 \u00e0 terre, je vois la ligne de mire de l&rsquo;horizon se rapprocher. L&rsquo;hypoth\u00e8se s&rsquo;est impos\u00e9e d&rsquo;une pr\u00e9sence sous les choses, puisque l&rsquo;image semble \u00eatre sous l&rsquo;image. Je revisite. Ma vis\u00e9e projette le choix d&rsquo;une meilleure place accord\u00e9e \u00e0 l&rsquo;espace des recoins pour tester leur image. Ce qui est sous le tapis n&rsquo;appartient plus \u00e0 un lieu d&rsquo;entresol sans qualit\u00e9, mais \u00e0 une nouvelle zone d&rsquo;exp\u00e9dition, dont le sens apparemment vide est \u00e0 d\u00e9fricher. L&rsquo;exp\u00e9rience des failles interstitielles du r\u00e9el cr\u00e9e une r\u00e9\u00e9criture de l&rsquo;espace et r\u00e9pond \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 de recomposition des fragments.<\/p>\n<p>Je cherche \u00e0 voir autrement pour trouver le n\u0153ud de l&rsquo;image. C&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 que se focalise la vision, \u00e0 partir d&rsquo;une posture, acc\u00e9der \u00e0 un espace interm\u00e9diaire.<\/p>\n<p>Accorder tout le champ de l\u2019\u0153il \u00e0 cet espace d&rsquo;entre-deux le rend espace en soi. L&rsquo;image n&rsquo;a pas de dessin ni de forme autre que ce trou b\u00e9ant.\u00a0 L&rsquo;objectif de l&rsquo;appareil s&rsquo;immisce dans cet interstice, s&rsquo;y glisse, y prend la place \u00e0 pleine vue. L&rsquo;optique devient l&rsquo;\u00e9chelle un d&rsquo;un lieu d\u00e9laiss\u00e9 et l&rsquo;image change de regard, par rapport \u00e0 son point de vue habituel dans la r\u00e9alit\u00e9. Tout se transforme donc, exactement comme si d&rsquo;une carte Michelin photographi\u00e9e on pouvait faire co\u00efncider les trac\u00e9s rouges ou jaunes des routes nationales et d\u00e9partementales avec leur asphalte r\u00e9elle. L\u2019espace de l\u2019image ne r\u00e9side pas seulement dans la co\u00efncidence entre une repr\u00e9sentation et un r\u00e9el, mais dans l\u2019\u00e9change et la superposition des couches virtuelles comme r\u00e9elles des choses.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9 mettre mes yeux \u00e0 quatre pattes sous les meubles est une affaire bien ridicule, par laquelle je cherchais en v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler une zone d&rsquo;ombre des images. Les interstices de mes explorations grotesques sont une figure de style. La m\u00e9taphore d&rsquo;un espace interstitiel et interfac\u00e9 de l&rsquo;image, que ma pens\u00e9e avait inconsciemment compar\u00e9 \u00e0 cet infra-mince abandonn\u00e9 sous les meubles. Sublime et ridicule est l&rsquo;image.<\/p>\n<p>Je ne sais pas bien exprimer comment je vois, ni comment je vis les images, qu&rsquo;elles soient pens\u00e9es, dessin\u00e9es, peintes, photographi\u00e9es, mod\u00e9lis\u00e9es, anim\u00e9es, ou d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9es.\u00a0 Ne trouvant les mots exacts \u00e0 un tel ressenti, cet insondable du dessous r\u00e9sonnait sous les meubles pour me donner le sens infime de l&rsquo;image. Un mat\u00e9riau infra conducteur. Au royaume des pigments, des grains ou des pixels, une surface organique s&rsquo;active. Autre chose se pr\u00e9sente \u00e0 l&rsquo;image que ses signes iconiques, quelque chose de l&rsquo;ordre de la bact\u00e9rie. En sondant les dessous de l&rsquo;espace visible, des interstices anodins constituent une sorte de sp\u00e9l\u00e9ologie s\u00e9miotique des couches vagues.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que je me mis \u00e0 parler du flux des choses entre les images, comme existe le mouvement des grains d\u00e9pos\u00e9s dans les interstices entre les meubles. En ouvrant la br\u00e8che des espaces concrets d&rsquo;un coup d\u2019\u0153il, l&rsquo;image s&rsquo;ouvre par-del\u00e0 son \u00e9cran. Dans l&rsquo;image ouverte il y a du liquide et du d\u00e9bit.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le flux continu des r\u00e9seaux \u00e9lectroniques rend les images prolif\u00e9rantes comme des \u00e9tendues de n\u00e9nuphars \u00e0 la surface d&rsquo;un \u00e9tang. D&rsquo;un d\u00e9clic optique je peux par exemple vider l&rsquo;eau du lac ailleurs, car chaque image est une remise \u00e0 z\u00e9ro hors de toute figure connue. Avec les calculs, les algorithmes et les processus d&rsquo;images num\u00e9riques la localisation de l&rsquo;image se rapproche de mon espace psychique. L&rsquo;interstice de l&rsquo;image est son ouverture imaginaire, une <em>psycho g\u00e9ographie<\/em>, dont l&rsquo;\u00e9paisseur infra-mince inclut mon corps bien que je ne sois jamais all\u00e9 sous les meubles.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Entre les choses se prom\u00e8ne mon \u0153il photographique pour faire surgir l\u2019intervalle impalpable, inint\u00e9ressant ou invisible\u00a0: le vide, l\u2019air, le grain, l\u2019espace atmosph\u00e9rique, les ouvertures entreb\u00e2ill\u00e9es sur les dimensions intouchables. Ces tentatives de traverser les portes des mondes, en circulant entre des objets tangibles, m\u2019offrent la possibilit\u00e9 d\u2019une image vraie en tant qu\u2019interstice. C\u2019est-\u00e0-dire un espace de lumi\u00e8re, r\u00e9v\u00e9lant des fronti\u00e8res immat\u00e9rielles, se poursuivant au-del\u00e0 des limites concr\u00e8tes des choses et des formes.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les images photographiques ne sont pas des calques du r\u00e9el, mais les moyens interstitiels de flotter dans l\u2019ombre et la lumi\u00e8re, toutes deux me faisant respirer l\u2019autre rive de l\u2019image.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019image est cet interstice intangible qui m\u2019entra\u00eene et me fait penser par magie \u00e0 cet autre lieu plus vrai que le monde.<\/p>\n<p>Notes de travail, s\u00e9rie de photographies num\u00e9riques<a href=\"http:\/\/damienreynaud.fr\/?page_id=453\"><em> interstices<\/em><\/a>, dimensions variables, depuis 2006.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On ne sait pas quoi voir exactement, ni comment voir vraiment. 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